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Folklore des Caraïbes hispaniques
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Catégorie : Livres

Collectif


Leonardo Acosta & Olivier Cossard & René Espí & Helio Orovio
Paris, 1999
119 pages

L'âge d'or de la musique cubaine

Les années 40 et 50 constituent incontestablement l'age d'or de la musique populaire cubaine. A cette époque, La Havane est une ville trépidante qui vit jour et nuit, bercée par les rythmes endiablés du son, du mambo et du cha-cha-chá, et par les mélodies langoureuses du feeling et du boléro. C'est une période dorée ou de nombreux musiciens cubains, aussi talentueux qu'inventifs, créent sans relâche de nouvelles sonorités, ou les fabuleux grands orchestres de Arsenio Rodríguez, Benny Moré etc connaissent un succès populaire fulgurant régnant sans partage sur toutes les scènes de la grande île.

Les Cubaines et les Cubains, mais aussi les touristes du monde entier, des stars du cinéma et de la chanson dansent et s'encanaillent dans la chaleur moite des innombrables clubs et dancings des quartiers du Vedado, de la Rampa et de Marianao ou se produisent régulièrement les meilleurs orchestres et vocalistes comme le conjunto Casino, Arcaño, La Lupe, Fajardo ou l'orchestre Riverside.

Richement illustre de nombreuses photographies inédites et de documents d'époque, Fiesta Havana, raconte une ville et sa musique en une joyeuse et nostalgique évocation de ces années 40 et 50, chaleureuses et merveilleusement créatives.

Le CD qui accompagne cet ouvrage offre les titres les plus emblématiques de grands interprètes comme Compay Segundo, Celia Cruz, Benny Moré, Roberto Faz, le conjunto Arsenio Rodríguez, le conjunto Senén Suarez, le conjunto Casino, le conjunto Chappotín, Aracaño y sus Maravillas, Fajardo y sus Estrellas, Orquesta Aragón, Orquesta América, Orquesta Hermanos Castro, Tito Gómez et la Riverside, Sonora Matancera, Nelo Sosa et le conjunto Colonial, Abelardo Barroso et la Sensacion...



Avant-propos

Contrairement à certaines opinions erronées, Cuba n'était pas envahie par la musique nord-américaine. Au contraire, c'était le mambo et le cha-cha-cha qui déferlaient sur les Etats-Unis.

Au moment où Cuba s'ouvre au tourisme en accueillant des milliers de visiteurs, il est bon de méditer sur cette phrase des auteurs de Fiesta Havana. Ces millions de vacanciers ne viennent pas seulement profiter du charme des plages et d'un peuple accueillant. Ils écoutent aussi de la musique et s'initient parfois malgré eux, à la puissance de la musique afro-cubaine. Rentrés chez eux, ils sortent dans des boîtes, achètent des disques, les font écouter autour d'eux, deviennent les ambassadeurs d'une culture dont ils sont sur le charme.

Beaucoup d'amants de Cuba s'inquiètent de l'après-Castro. Les américains vont-ils écraser l'île et son peuple avec leur world culture ?

Tout prouve que c'est le contraire qui va se produire. Il y a à Cuba 11000 musiciens d'état. C'est à dire sortis de conservatoires avec un diplôme. Leur niveau est exceptionnel. Tous lisent la musique et sont capables de la composer. Qu'ils jouent dans l'orchestre symphonique où à la terrasse des cafés, chacun d'eux est enraciné dans sa culture afro-cubaine.

J'ai eu l'occasion d'apprécier cette richesse quand j'ai monté Le Bourgeois Gentilhomme à La Havane avec une troupe cubaine. Pour jouer la musique de scène de Lully, j'engageai un quintette à corde composé de très jeunes musiciens, frais émoulus du conservatoire de La Havane. Ces cinq garçons jouaient le classique à merveille, puis soudain balançaient comme des fous sur une salsa endiablée.

Cuba, la plus grande île des Caraïbes, habituée aux envahisseurs successifs, a une extraordinaire capacité à intégrer les influences.

Et je suis convaincu qu'autour de la musique s'effectuera la réconciliation nécessaire entre gens du même pays, séparés par des années d'incompréhension.
Jérôme Savary

Olivier Cossard
Licencie en Lettres et Anglais, diplômé de l'Ecole Supérieure de Publicité, musicien, pigiste musical puis manager, il est de 1980 à 1988 responsable d'artistes et de catalogues au sein de grandes maisons de disques. De 1988 à 1996, il se consacre à l'édition de CD's et de vidéocassettes au sein d'un grand Club de livres. Passionné de voyages, de lectures, de cigares et de musiques du monde, il rencontre Helio Orovio à La Havane en 1996 lors d'une peña locale haute en couleurs !

Prix : 35.00 Euros


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