Folklore des Caraïbes hispaniques |
Caribefolk est depuis 1997, le site pionnier dans la présentation en CD des enregistrements les plus importants réalisés par les véritables créateurs de la musique populaire cubaine et caribéenne du XXème siècle.
Coffrets Benny Moré
L'idole du peuple Cubain
Pour la première fois, les enregistrements complets de Benny Moré y su Banda Gigante (1953-1960)
Coffret 4 CD's et 1 livre
Quarante ans après sa disparition il n'est pas un chanteur cubain qui ne se réfère plus ou moins directement au Benny (car on dit LE Benny comme on dit LA Callas etc.). Le titre de ce coffret n'est donc pas un simple effet de style.
Avec la profusion de rééditions et de compilations de tout poil on pensait tout connaître du "Bárbaro del ritmo". Que nenni ! C'est l'un des mérites de cette intégrale que de nous faire découvrir plus de trésors cachés qu'on ne l'aurait cru de prime abord. Parmi les titres inédits ou du moins peu diffusés on remarque "Buscando la melodía", du binôme Marcelino Guerra - Julio Blanco Leonard, "Con Silvana Mangano" de Francisco Fellove ou "Compay José" de Parmenio Salazar.
Autre intérêt de ces oeuvres complètes, leur délimitation dans le temps. On a ici affaire à la Banda Gigante, de 1953 à 1960, sans interférence avec les enregistrements réalisés avec d'autres formations comme le jazz band de Ernesto Duarte. En bonne logique c'est l'ordre chronologique qui a été retenu pour la présentation de ce répertoire. Il ne s'agit donc pas d'une succession de morceaux mais bien de la carrière solo du Benny dans son ensemble, avec l'exacte proportion de boléros, sones ou guarachas telles que l'avait souhaitée l'artiste. Comme le soulignent les notes de Tommy Meini c'est l'alternance entre boléros et tempos plus rapides qui prévaut.
Quand je dis les notes c'est un euphémisme ; pas moins de 124 pages accompagnent les quatre CD. Le texte principal est traduit en anglais et en français et comme une bonne idée ne vient jamais seule, les auteurs ont ajouté à l'histoire de la Banda proprement dite les biographies de la plupart des compositeurs qui lui ont apporté leurs créations. On apprécie également le guide d'écoute, un index indispensable pour localiser rapidement l'un des 91 titres de ce coffret et la transcription des paroles des chansons en fin de livret, bref la totale.
Enfin mention spéciale pour l'iconographie : les photos inédites côtoient les clichés qui ont fait le tour du monde. Mais ces derniers sont ici légendés de manière détaillée (lieux, dates, noms des musiciens présents…), ce qui en rehausse considérablement l'intérêt.
Bref toutes les conditions sont réunies pour se plonger dans l'atmosphère des années cinquante et apprécier sans modération la voix sans pareille du Benny. © Didier Ferrand
Benny Moré fut et restera sans doute pendant longtemps le chanteur le plus adulé de Cuba. Il sut s'imposer en réunissant autour de lui, dès 1953, une tribu de musiciens exceptionnels, sa Banda Gigante, mais aussi grâce à ses compositions subtiles, son sens inné de l'improvisation et surtout son humanisme que beaucoup saluèrent lors de sa disparition tragique en 1963. Ce coffret hommage retrace ses 10 ans de carrière météorique au service de la musique et de son peuple.
Pedro Jústiz "Peruchín"
"El marqués de marfil"
Génie du "tumbao" et la "descarga" cubaine. Enregistrements historiques 1954-1965.
Coffret 3 CD's et 1 livret
Peruchín ! Ce nom a longtemps résonné aux oreilles des pianistes latins comme celui d'une étoile illuminant leur chemin. Plus prosaïquement, de Charlie et Eddie Palmieri à Chucho Valdés en passant par Alfredo Rodríguez c'est toute une génération qui s'est inspirée des tumbaos de ce drôle de marquis.
Pourtant l'oeuvre de ce géant était peu présente dans les bacs des disquaires, hormis le célèbre " Incendiary piano " / " Piano con moña ", avec Guillermo Barreto et Tata Güines, ainsi que quelques compilations. Cette lacune est enfin comblée et nous aussi. Car inutile de dire que le livret d'accompagnement est abondamment illustré de photos souvent très rares (mais où vont-ils chercher tout ça ?) et que la bio est comme à l'accoutumé très détaillée.
Côté musique les trois CD du coffret alignent un album huit titres de 1954, le déjà cité " Incendiary piano ", le 33 tours " Can can chá " paru sur le label Velvet de Rosendo Rosell et l'extraordinaire " Guantanamera " édité en 1965 par l'EGREM. Sur ce dernier, on peut apprécier un big band tonitruant, un Peruchín au sommet de son art, tant au point de vue pianistique que sur le plan des arrangements, et des solistes incroyables mais malheureusement non identifiés (il doit y avoir du Peñalver dans la section de sax).
Le tout est complété par des plages de 45 tours (?) ou tirées de 33 tours partagés comme le fameux " Pianoforte " où chaque pianiste (Frank Emilio, Chucho Valdés, Felo Bergaza…) interprétait quelques titres accompagné par une section rythmique. Dans cette moisson, on remarque une version très personnelle de " Rhapsodie in blue " et les danzones " Sabor cubano " et " Tres lindas cubanas " (version big band de cinq minutes), ainsi que trois titres avec la Orquesta Riverside.
Comme celles du Septeto Habanero, de Chano Pozo ou de Beny Moré cette anthologie fera date. © Didier Ferrand
Chano Pozo
Chano Pozo: el tambor de Cuba
Life and music of the legendary cuban conga drummer.
Coffret 3 CD's et 1 livre
Il n'aura fallu que deux ans et demi à Chano Pozo pour révolutionner à la fois le jazz et les musiques afro-cubaines. Deux ans et demi c'est le laps de temps entre son arrivée à New York en mai 1946 et son assassinat le 2 décembre 1948. Pendant ces quelques mois Chano aura rencontré tous les géants de la scène latine et jazz de la Grosse Pomme : Machito, Mario Bauzá, Arsenio Rodríguez, Tito Rodríguez et surtout Dizzy Gillespie qui rêvait depuis longtemps d'introduire les tambours " africains " dans le be bop.
Grâce au flair des producteurs de l'époque et à cette réédition nous disposons aujourd'hui de tout ce matériel ; je pense bien sûr à la version originale de Manteca, icône de cette fusion entre l'afro-cubain et le be bop - baptisée cubop ou jazz afro cubain avant d'être absorbée par l'appellation fourre-tout de latin jazz -. Autres classiques servis très chauds : le diptyque Cubana be - Cubana bop (curieusement peu repris de nos jours) par l'orchestre de Gillespie et le fameux Tin tin deo par la formation de James Moody.
Mais Chano avait aussi inscrit de brillants faits d'arme à son actif avant de quitter son île natale. Le premier CD du coffret réunit les premières versions de ses compositions. C'est son ami Miguelito Valdés qui en interprète le plus grand nombre avec la orquesta Casino de la Playa (Blen blen blen, Parampampín…)
Et puis, dès 1940 ces compositions traversent les mers, précédant leur auteur de quelques années. C'est Xavier Cugat qui ouvre la série avec le même Blen blen blen… et le même Miguelito Valdés au chant ! Il sera suivi en 1942 par le portoricain Tito Rodríguez (au sein du groupe de Marcano), en 1946 par Machito et bien d'autres encore.
Le plat principal de cette trilogie c'est cependant le CD n° 2, axé sur les interprétations de Chano lui-même. Le voilà dans un étonnant orchestre de l'Hôtel Nacional, avec le jeune Tito Gómez, et surtout à la tête de son conjunto Azul, maintes fois cité dans les chroniques mais jusqu'ici rarement entendu. Quelle rythmique ! Avec Liviano au tres et deux autres gratteurs de cordes, la voix de Joseíto Núñez et la trompette de Félix Chappottín. On en vient presque à regretter que Chano ait laissé cette formation en plan pour tenter l'aventure new-yorkaise…
On se console vite avec les premiers pas de notre homme dans un studio new-yorkais. J'imagine qu'en 1947 monter un groupe de percussions afro-cubaines devait représenter une gageure. C'est pourtant ce qu'il fait avec une belle brochette frappeurs. Et pour faire bon poids Chano déclame l' " enkama " des abakuás ! Quelques jours plus tard il s'approprie l'orchestre de Machito pour quelques sessions puis monte un " All stars " avec Arsenio Rodríguez, Marcelino Guerra (la meilleure deuxième voix de Cuba), Panchito Riset et Gilberto Ayala, pianiste de Machito.
Les trois CD bien tassés du coffret sont bien sûr accompagnés d'un livret à la hauteur du personnage : plus de 140 pages, en espagnol et en anglais, à l'iconographie plus que généreuse complétées par un très utile guide d'écoute. Après cette anthologie et la comédie musicale de Jérôme Savary il ne reste plus qu'à tourner un film sur la vie légendaire du Tambour de Cuba. © Didier Ferrand
Sexteto y Septeto Habanero
Las raíces del son
Enregistrements complets, 1925 - 1931.
Coffret 4 CD's et 1 Livre
Entre une anthologie et une compilation il y a un monde. On peut s'en rendre compte à l'écoute des 98 titres réunis sur ces 4 CD's. Il faut bien sûr disposer du matériel idoine : une production soutenue basée sur la qualité. Celle du Sexteto/Septeto Habanero est de cette farine. Au-delà des indispensables Loma de Belén, Tribilín Cantore, Mamá Ines, Cómo está Miguel, Nieve de mi vida… on découvre quantité de joyaux tels Maldita timidez (le premier en 1925), Carmela mía, Diana " Habanero ", Eres mi lira harmoniosa, Mi guitarra, Oye Teresa mi amor, Vi una vez, Bun bun pa' mi china, bref on n'a que l'embarras du choix.
Même si ces titres sont moins familiers à nos oreilles que les grands classiques on est tout de suite bercé par le rythme cadencé - avec sa clave entêtante - et les voix harmonieuses de ces diables de soneros.
La présentation chronologique de ces enregistrements permet de suivre l'évolution stylistique et instrumentale de la formation, qui, de sexteto, passe à septeto avec l'introduction de la trompette d'Enrique Hernández en 1927 (bientôt suivi par un certain Félix Chappottín).
En fait le Sexteto avait déjà connu une évolution majeure avant ces premières sessions : le remplacement de la botija (cruche dans laquelle on souffle) par la contrebasse à cordes. Cette révolution avait alors entraîné un schisme : le joueur de botija Antonio Bacallao et le bongosero Oscar Sotolongo, fiers défenseurs de l'orthodoxie, s'en étaient allés créer le Septeto Típico de Sones (toujours en activité sous la direction de Bacallao Jr).
A défaut de pouvoir écouter ce son "à l'ancienne" on peut observer le fameux instrument sur la photographie qui orne la couverture du livre inclus dans le coffret. On y observe en outre Oscar Sotolongo avec une curieuse paire de bongoes carrés !
Le bongó, parlons-en. Il est ici omniprésent ; c'est une succession d'improvisations, de variantes, et ce tout au long du morceau car la cloche n'avait pas encore fait son apparition dans le montuno. Bref, un vrai plaisir pour le mélomane mais aussi une école pour les apprentis percussionnistes (et même ceux qui se croient arrivés). Sotolongo parti, c'est Agustín Gutiérrez, futur fondateur de Clave y Guaguancó, qui se distingue dans cet exercice de haute volée. On peut aussi l'apprécier en solo - certainement l'un des premiers de l'histoire - dans El bongó del Habanero.
Nous nous ferions des ennemis si nous ne signalions encore la présence du sonero mayor Abelardo Barroso sur un grand nombre de plages. Histoire de combler les amateurs les plus exigeants.© Didier Ferrand
Boleromanía
L'Epoque d'Or du Boléro
Avis aux amateurs de boléro. Exceptionnel ! 4 CD's (80 chansons). Livret avec textes des chansons, photo des artistes, histoire du boléro (en français)
Ce coffret de 4 CD's présente l'un des aspects plus représentatifs qu'a eu le boléro durant l'étape la plus riche à niveau créatif de ce genre universel. Sur le premier CD, nous trouvons un répertoire qui reflète tous les aspects du boléro traditionnel en tant que thématique et instrumentation. Sur le second CD, nous pouvons apprécier la façon d'interpréter le boléro qui caractérisa quelque uns de trios et cuartetos les plus importants. Le troisième CD est une démonstration de l'influence que le mouvement du "Filin" connut au sein du boléro cubain, pendant les années cinquante, chez les interprètes, mais aussi dans les orchestrations. Finalement le quatrième CD nous rapproche des conjuntos et leurs chanteurs, afin d'offrir aux amateurs du genre un très large panorama de l'Epoque d'Or du Boléro.
Charlie Parker
The Complete Norman Granz
Coffret 4 CD's. Avec Machito and his Afro-cubans et Kenny Dorham, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Red Rodney, Charlie Shavers, Coleman Hawkins, Flip Phillips, Benny Carter, Johnny Hodges, Ben Webster, Hank Jones, Al Haig, Thelonious Monk, John Lewis, Oscar Peterson, Ray Brown, Charles Mingus, Percy Heath, Shelly Manne, Max Roach, Buddy Rich, Roy Haynes, Kenny Clarke, Art Taylor, Barney Kessel, Gil Evans…
Historique ! L'incursion de Charlie "Yardbird" Parker dans le territoire latin pour le prestigieux label Verve du producteur Norman Granz.
C'est Norman, le "parrain du jazz cubain", qui amène "Bird" au Palladium pour écouter l'orchestre de "Machito and his Afro-cubans", et lui propose d'enregistrer avec eux.
Les enregistrements de cu-bop ou jazz cubain se modèlent de 1948 à 1950. Session mémorable celle du 21 décembre 1950, quand on enregistrera la "Afro-cuban Jazz Suite" de Chico O'Farrill. Parker remplace Harry "Sweets" Edison comme soliste quand le trompettiste éprouve des difficultés avec le " fraseo ". Les deux autres solistes de l'historique session ont été Flip Phillips et Buddy Rich.
"Bird" est une des voix essentielles dans le premier chapitre du cu-bop
Los Chavales De España
Los años dorados
Des boléros, chansons etc avec l'orchestre espagnol " Los Chavales De España ", interprétant aussi quelques classiques de la chanson française : Les feuilles mortes, La vie en rose, Viens au creux de mon épaule (Charles Aznavour), etc
Enregistrements complets. Tropicana (La Havane) 1948-1950 et Waldorf Astoria (NYC) 1952-1958
Salsamanía
Les meilleurs interprètes : Celia Cruz, Cachao, Machito, Benny Moré, Tito Puente... 4 CD's
100 canciones cubanas
Exceptionnel ! Coffret grand format boîte des cigares, 31 X 16. 4 CD's + 1 livre
Antonio Machín
Cancionero de oro Vol. 1 - 3 CD's + 1 livret
© Caribefolk - 1997
Les Bertrands
89110 La Ferté Loupière
France
Tel : 03 86 73 19 63
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